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La route du thé





La route du thé est une des aventures humaine les plus impressionnante de l’histoire de l’humanité. Au départ des six légendaires montagnes du thé dans la région de Pu'er, dans le sud-ouest de la Chine, cette route spectaculaire de plus de 4 000 kilomètres traverse trois zones climatiques et plus de vingt massifs de montagnes.

Cette route s'établit pendant la Dynastie Tang (618-907), au moment où le thé devint une boisson populaire en Chine, et perdura jusque dans les années 1960 avec la construction des routes au Tibet.

Elle se fraie un chemin à travers des steppes et déserts, rivières et forêts vierges du sud-est asiatique et nous offre la rencontre de plus de vingt-cinq ethnies toutes aussi passionnantes que différentes les unes des autres. Elle s'arrête à Lhassa, capitale du Tibet, au pied des neiges éternelles. Cette route commerciale, située dans le grand triangle entre le Yunnan, le Sichuan et le Tibet, est la plus extraordinaire de tous les temps. Elle constitue rien de moins que la contribution spectaculaire de la Chine à la culture, au commerce et à l'histoire du Thé. Ainsi, elle symbolise la merveilleuse offrande que l'Empire du Milieu a fait aux autres peuples de la planète.

Les porteurs de thé, hommes comme femmes, convoyaient régulièrement des charges de 70 à 90 kg. Les hommes les plus forts pouvaient porter 135 kg. Les Chinois obtenaient un cheval contre 60 kg de thé. Tel était le tarif fixé par l'Agence du thé et du cheval du Sichuan, fondée en 1074. Au XIIIe siècle, la Chine échangea des millions de kg de thé contre quelque 25 000 chevaux par an.

La route était extrêmement dangereuse et de nombreux porteurs périrent à travers l’histoire en la parcourant. Voici un documentaire passionnant sur le sujet :



Docu_Arte_Sur l' ancienne route du thé - Au... par buggeeXP

Le thé sous la dynastie Tang



La période de la dynastie Tang (618-907) est celle de la diffusion du thé dans les milieux bouddhiques, la théière permettant de soutenir l'esprit durant les longues scéances de méditations. Cette période faste et éclairée permis aussi la vaste diffusion du thé chez les lettrés, ce qui engendra notamment la rédaction du traité du thé, le Chaijing, par Lu Yu, au milieu du VIIIème siècle.


Le thé se présentait à l'époque sous deux formes : le thé en poudre, celui qui est toujours utilisé aujourd'hui dans les cérémonies du thé au japon par exemple ; et le thé compacte en galette. Plus facile à transporter, ce dernier sera adopté par notamment les peuples d'éleveurs nomades de la steppe et du plateau tibétain. Une meule spéciale servait à broyer ce gâteau dur que l'on aromatisait avec du gingembre, de l'écorce de mandarine ou des pousses d'oignons frais.


Après les Tang le thé était devenu la boisson incontournable de l'empire, symbole de spiritualité et de civilisation. Le service a thé en photo est un service à thé royal de la dynastie Tang.

Le thé en Chine


La légende chinoise raconte que ce serait Shen Nong, empereur mythique qui aurait recommandé à son peuple de toujours faire bouillir l’eau avant de la boire, serait à l’origine de la découverte des vertus du thé : quelques feuilles seraient tombées d’un arbre accidentellement dans la boison qu’il se préparait : le thé était né.

Le thé était donc à l’origine consommé bouilli comme un fortifiant qui se présentait sous la forme de poudre ou de galettes compactées. Sa culture s’est répandue depuis le Sichuan dans toutes les régions de Chine possédant un climat chaud et humide, en particulier le Fujian, le Yunnan et le Zhejiang.

Malgré leur nombre, toutes les variétés appartiennent à la même espèce végetale : Camellia Sinensis. Ce sont des procédés de fermentation qui donnent leurs différences d’aspect aux thés verts, noirs et oolong. Le terrain influe aussi sur les saveurs. Il existe également de nombreux thés parfumés (buacha). Les Chinois n’ajoutent ni lait ni citron à l’infusion, et ils ne la sucrent que dans les régions musulmanes du Nord-Oust. Les tibétains la boivent salée et l’enrichissent de beurre, rance de préférence.

Sous la dynastie Tang, le thé connait un formidable éssort commercial en chine et en asie, on buvait ainsi du thé dans tout l’empire. Au VIIIème siècle, des marchands commandèrent à Lu Yu un ouvrage expliquant les vertus du breuvage. Il écrivit le Cha Jing, ou Classique du thé, rassemblant les connaissances de l’époque sur le sujet.

Dès l’époque des Song, les maisons de thé font partie du décor urbain et au XIIIème siècle, le thé deviendra une boisson très populaire. Les moines bouddhistes et taoïstes lui donneront une dimension sacrée.

Il sera introduit en Europe au XVIIème siècle où il séduisit tout d’abord les Portugais. Les Hollandais furent toutefois les prremiers à en faire le commerce. Il devint un enjeu économique important quand la mode se répandit aux Pays-Bas et en Angleterre à la fiin du XVIIème siècle. Les Britanniques prirent alors le contrôle de son négoce. En effet les anglais, après les guerres de l’Opium, vont tenter de découvrir les secrets de la culture et du traitement du thé. La conquête de l’Assam leur permet d’y developper la culture de cette plante. Très vite les cultures du thé se multiplient sur les hauts plateaux du nord de l’Inde.

Le thé à changer les paysages de la chine. En effet, dans le sud de la chine des plantations de thé, souvent en térrasses, s’étendent à perte de vue. A flanc de colline, les arbustes permettent jusqu’à cinq cueillettes par an, que l’on continue d’éffectuer principalement à la main, bien que des procédés mécaniques commencent à se répandre.

L’un des bassins de thé les plus célèbre est celui de Hangzou où l’on peut assister aux différentes étapes de la préparation du breuvage, en particulier le longjing qui est un thé très réputé en chine.

Aujourd’hui on trouve du thé partout en chine, les magasins hauts de gamme y abondent. On peut y acheter, et parfois déguster, des spécialités très prisées comme le tie guanyin, un oolong de Fujian.