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Mon classement des meilleurs thés



Ce n'est pas simple de choisir le meilleur des thés chinois. Différents livres sur le thé et amateurs ont leurs propres classement. Je vous propose ma sélection, discutable bien sûr mais dans laquelle les connaisseurs devraient (je l’espère) se retrouver :

1/ Le meilleur, le Long Jing qui provient de Xi Hu (Zhe Jiang)
2/ Le Bi Luo Chun, qui provient de Tai Hu (Jiang Su)
3/ Le Tie Guan, qui provient de Yin Un Xi (Fujian)
4/ Le Mao Feng, qui provient de Huang Shan (An Hui)
5/ Le Yin Jan, qui provient de Jun Shan (Hunan)
6/ Le Qi Men Hung, qui provient de Qi Men (An Hui)
7/ Le Da Hung Pao, qui provient de Wu Yi Shan (Fujian)
8/ Le Gua Pien, qui provient de Liu An (An Hui)
9/ Le Bai Hao Yin Jan, qui provient de Fu Ding (Fujian)
10/ Le Pu’er, qui provient de Si Mao (Yunnan)
11/ Le Wu Lung (Oolong), qui provient de Nan Tou (Taiwan)
12/ Le Yun Wu, qui provient de Lu Shan (Jiang Xi)
13/ Le Mao Jian, qui provient de Sin Yang (Hunan)
14/ Le Gan Lu, qui provient de Ming Ding (Si Chuan)
15/ Le Mao Jian, qui provient de Du Yun (Gui Zhou)
16/ Le Muo Li Hua (Jasmin), qui provient de Su Zhou (Jiang Su)
17/ Le Yu Lu, qui provient de En Si (Hu Bei)
18/ Le Zhu Cha (Thé de perle), qui provient de Ping Shui (Zhe Jiang)
19/ Le Hou Kui, qui provient de Tai Ping (An Hui)

Et vous quels sont vos thés préférés ? Merci de nous les faire partager.                                

Les thés des Monts Wuyishan



Les monts Wuyishan sont connus à travers le monde pour leurs paysages magnifiques mais également pour leurs thés d'exception. Les amateurs de thés y apprécient particulièrement les thés Da Hong Pao et Lapsang Souchong.

Le thé vert Da Hong Pao (en photo) était déjà surnommé au XVIIIe siècle, sous la dynastie des Qing, le "Roi des thés". Ses feuilles proviennent d'arbres perchés sur les rochers et les monts Wuyishan. Seuls quelques kilogrammes sont récoltés tous les ans, ce qui fait la réalité du thé Da Hong Pao. Consideré comme un luxe, ce thé est très cher et souvent offert à des convives de renommée. Le goût de ce thé est doux et délicat et laisse une flagrance florale dans la bouche quelques minutes après l'avoir bu.


Le thé Lapsang Souchong est lui un thé noir au goût très prononcé. Cultivé également à Wuyishan, ce thé était à l'époque réservé aux hommes compte tenu de la force de son arôme. Désormais les femmes peuvent en apprécier la saveur. Le thé Lapsang Souchong est considéré par les professionnels comme un nectar fin. Les feuilles sont séchées sur du bois de cèdre, puis oxydées et à nouveau séchées dans des corbeilles en bambous et chauffées sous un feu de cyprés. La teinte rouge foncé du breuvage renferme des saveurs très prononcées qui ne sont cependant pas au goût de tout le monde.

Le thé pu'er



Le thé pu'er est l'un des grands cru du thé chinois. Pu'er est le nom d'une ancienne préfecture du centre du Yunnan (province du sud-ouest de la chine) ou se trouvait centralisé le négoce du thé.

Le thé pu'er se cultive principalement dans les provinces chinoises du Yunnan et du Guangdong.

Au Guangdong on fait fermenter ses feuilles pour produire un thé noir, parfois parfumé au litchi ou au chrysanthème.

Au Yunnan, on en fait un thé vert, à base de feuilles torréfiées immédiatement après la cueillette, ou encore un thé semi-fermenté wulong (oolong), en interrompant le processus de fermentation.

Il fut, pour les royaumes du Yunnan, une denrée lucrative, vendues aux régions voisines. Sa diffusion dans le monde chinois ne date que de la conquête du sud-ouest orchestrée par les Yuan au XIIIème siècle.

Ses vertus médicinales assurent son succès : les feuilles exceptionnellement larges, dégagent un arôme d'une parfaite rondeur qui aide au transit intestinal et abaisserait le taux de cholestérol.

Le thé de Longjing



Le thé de Longjing de Hangzhou est l'iun des thés chinois les plus connus et les plus appréciés. Il pousse sur les collines de Lonhgjing, à l'ouest du Xi Hu, dans des plantations en terrasses qui entourent l'ancien puits de pierre (longjing), d'où découle le nom de la région, ou Puits du Dragon.

La culture du thé à Longjing remonte à plus de mille ans et sa première mention apparaît dans le Chajing de l'époque Tang, que les experts chinois considèrent comme le premier ouvrage écrit sur le thé. Le Longjing sort de l'ombre sous les Song méridionaux (1127-1279) et connait une renommée mondiale sous les Qing (1644-1911).

Les feulles du thé de Longjing sont plates, lisses et vertes ; leur cueillette se déroule durant une très courte période comprise entre le 5 et le 21 avril de chaque année. Pour les spécialistes et les connaisseurs, le meilleur thé de Longjing arbore une couleur jaune-brun après l'infusion, tandis que le thé de qualité moyenne est vert, sans trace de jaune, et celui de qualité inférieure est vert foncé. Ces experts recommandent de verser une eau à 85°C sur une pincée de thé placée dans une tasse de porcelaine ou de verre. Selon les amateurs, l'arrière-gôut du thé de Longjing se distingue par son caractère plus sucré que celui des autres thés verts.

Comment distinguer la qualité et les différents types de thés ?


La qualité d’un thé dépend tout d’abord des feuilles : ainsi de jeunes feuilles sur pousses de l’année sont meilleures que des feuilles récoltées sur d’anciennes branches. De même, des feuilles prises au sommet de l’arbuste, à l’abri de la poussière, valent plus que celles qui viennent du pied de l’arbuste.

Le deuxième critère pour distinguer la qualité est la préparation. C’est la préparation qui fait distinguer les thés verts (lü cha), dont les feuilles, dès qu’elles sont cueillies, sont séchées à sec dans des bassines en cuivre et du feu ; les thés à moitié fermentés (wulongcha) dont les feuilles avant d’être séchées sont laissées un peu à fermenter et qui donnent un liquide plus foncé ; les thés pressés (jinyacha) dont les feuilles sont pressées dans des moules et se présentent souvent sous forme de briques et enfin les thés rouge (hongcha) appelés ainsi à cause de la couleur de l’infusion, dont les feuilles sont plus noires parce qu’elles ont été laissées à fermenter complètement mais qui proviennent en fait des mêmes theiers. Cette dernière sorte de thé n’est pas appréciée des Chinois et elle est presque exclusivement exportée ; elle serait même le fruit d’une erreur : au cours du transport par bateau jusqu’en europe, le thé se serait avarié et aurait fermenté, et les Européens auraient cru que c’était le genre de thé que l’on buvait en orient et en aurait donc redemandé.

Le troisième et dernier critère est le crû d’où provient le thé (comme pour le vin). En effet, certaines régions donnent des théiers particulièrement renommés à cause du sol et de l’exposition et chaque région se spécialise dans un genre de thé. Parmi les thés verts, les plus célèbres sont ceux de Longjing (province du Zhejiang), de Biluochun (province du Jiangsu) et de Maofeng dans le massif de Huangshan (province du Anhui). Parmi les thé à moitié fermentés, les plus renommés sont ceux de la province du Fujian : Tieguanyin, Shuixian, Wuyiyan ; et enfin parmi les thés pressés, le puercha.

Les différents types de thés chinois


Il existe différents types de thé chinois :

Thé vert (lücha) : les feuilles ne sont pas fermentées. Après la cueillettte, elles sont immédiatement torréfiées ou chauffées à la vapeur. C’est le thé le plus consommé en chine.

Thé noir ou thé rouge (hongcha) : on laisse les feuilles flètir pour favoriser la fermentation avant de passer à la phase de déssèchement.

Thé wulong (wulongcha) : il s’agit d’un thé semi-fermenté. Les feuilles sont mises à flètrir, mais le processus de fermentation est interrompu à temps par le torréfaction. Après cette opération ; elles sont roulées et soumises à la déssiccation (déssechement). Les Wulong sont dans leur grande majorité, cultivés et consommés dans le sud de la chine.

Thé parfumé (huacha) : les thés parfumés sont noirs ou verts, parfumés avec des fleurs de jasmin, magnolia, litchi, fleurs d’orchidée etc....Les feuilles des thés verts sont séchées en alternance avec des fleurs, dans un rapport de 3% ; celles de thés noirs sont mélangées avec de la poudre de fleurs au moment de la dessication.

Thé blanc (baicha) : les feuilles sont immédiatement fletries et desséchées sans autres opérations intermédiaire. Les thés blancs sont souvent proposés dans les temples bouddhistes.

Thé en brique (jinyacha) : c’est du thé noir ou vert réduit en poussière et compressé à la vapeur sous forme de briques ou galettes. Sa qualité est souvent infèrieure aux autres formes de thé.